Un jour de mars comme
un autre, Marc-André
Séguin voit le jour en Outaouais. Cadet d’une famille de cinq
enfants,
Marc-André apprend à faire sa place. Plus tard, ses doigts
entrevoient la
volupté du bois d’un objet qui changera le cours de sa vie.
Il
apprend à
écrire… et, encore un peu plus tard, il prend une guitare dans ses
mains pour
la première fois (et ce sera loin d’être la dernière!). Une
épopée se
bâtit, petit à petit. Marc-André laisse déferler son
imagination
et sa
curiosité quasi-rebelle aux fruits du merveilleux instrument à
cordes.
Tous les styles se fonderont bientôt au jeu de
l’apprenti-musicien.
Vers la fin de ses trépidantes années à l’école secondaire, Marc-André
fait la
rencontre d’un professeur de musique qui le dirigera plus tard vers une
direction inattendue : le jazz. Ayant passé plus de
temps à
décortiquer les mystères du rock progressif et du métal, ce dernier se
lance
dans le dixieland, le bebop, le swing et autres courants composant
l’océan
jazz. Entre ces découvertes, Marc-André ajoute des cordes à
son
arc
(alias sa guitare…) en ne perdant pas de vue les rudiments des styles
plus
rock, blues, pop, folk, etc.
En tant qu’étudiant insatiable se nourrissant de musique, Marc-André ne
perd
pas un demi-temps et obtient un baccalauréat en musique classique à
l’Université d’Ottawa, après un bifurquement illégal via le département
des
sciences du même établissement. Le musicien-scientifique
préfère
suivre
un chemin artistique, mais garde son esprit analytique pour faire des
calculs
sur une portée… Lors de ce séjour universitaire, il
prend
en charge
la direction musicale d’une comédie du même nom pour le département de
théâtre. Il compose plus de la moitié des pièces, arrange et
enregistre
chacune d’elles, les ficelant dans leurs moindres détails. À
ce
moment-là, il a déjà, dans son étui, diverses expériences musicales
« sur
le terrain », autant en prestations qu’en composition.
Marc-André est un maniaque et juge qu’il n’en a jamais assez.
C’est
pourquoi il s’installe à Montréal pour étudier le jazz à l’Université
Concordia. Son apprentissage va au-delà des leçons
académiques;
il va à
la recherche de tous les brins de connaissance musicale auxquels il lui
est
possible d’accéder. Il possède également la soif du partage
de
ses
connaissances et découvertes. Voilà pourquoi il adore
enseigner à
d’autres cet art guitaristique qui est rapidement devenu sa
plus
grande
passion.
Le talentueux
musicien a beaucoup à offrir
et récolte à son tour des honneurs : lors du premier Grand
Prix de
Guitare
de Montréal (2006), il se hisse à la troisième place dans le volet
jazz. Il se
voit ensuite nominé par Charles Ellison pour la Bourse Oscar Peterson
2007-08 et
remporte la Bourse Couleur Jazz 2007-08.
L’année 2008 s’avère prometteuse pour Marc-André, alors
qu’il
sera
possible de l’apercevoir à l’œuvre dans le cadre de divers spectacles
et évènements,
notamment lors du Festival International de Jazz de Montréal. Gardons
les yeux
ouverts, ce n’est là que le début!
Avec une philosophie
de vie basée sur le
fondement qu’il faut suivre ses passions et faire place à ses rêves,
Marc-André
Séguin ne recherche pas la gloire, seulement la meilleure façon de
faire vibrer
les cordes sensibles des êtres humains.
Annick
C-Lacroix 2008